| Le pasteur James Naismith,
originaire du Canada, était professeur dans un collège de Spingfield, dans
le Massachussets. Les élèves dont il s'occupait étant particulièrement
agités, le meilleur moyen de maintenir un minimum de discipline était de
leur faire faire du sport, sous une forme qui ne soit pas rébarbative.
En la matière, la gymnastique ou l'athlétisme ne motive pas grand monde.
Le plus motivant reste, depuis des dizaines d'années, voire des siècles,
d'organiser des matches.
Tant qu'il fait bon et que le ciel est au beau fixe, on peut organiser
des matches de base-ball ou de football américain. Le problème c'est qu'à
Springfield, comme dans beaucoup d'autres contrées de notre planète, il y
a une saison d'hiver pendant laquelle, lorsqu'il ne pleut pas, il fait
trop froid pour organiser des rencontres à l'extérieur.
Il faut donc inventer un sport d'équipe qui se déroulerait en salle. Il
essaiera, dans un premier temps, d'adapter le soccer ou le football
américain au jeu en salle, il établit plusieurs principes de base :
- Pour éviter les placages au sol, il ne faut pas que l'on puisse
courir avec le ballon.
- Les buts devraient être horizontaux et en hauteur, de manière à
favoriser l'adresse plutôt que la puissance.
Restait à savoir comment matérialiser les buts. C'est un dénommé
Stebbins qui proposa deux cageots de pêche en bois, qui ressemblaient à
des seaux. Ils évoluèrent par la suite, mais leurs dimensions resteront
qausiment inchangées.
C'est en 1891 que fût organisé le premier match de basket-ball,
remporté sur le score de 1-0 par l'équipe de William Chase qui marqua le
premier but de ce nouveau sport.
Le 21 décembre 1891, Naismith affiche les 13 règles de base :
- La balle peut être lancée d'une ou deux mains, dans n'importe quelle
direction .
- La balle peut être lancée en frappant du plat de la main, mais
jamais avec le poing.
- Un joueur ne peut courir en tenant la balle ; il doit la relancer
de l'endroit où il la récupère, sauf s'il l'attrape alors qu'il court à
bonne vitesse.
- La balle doit être maintenue dans ou entre les mains. On ne peut
utiliser les bras ou le corps pour la maintenir.
- Il est interdit de donner des coups d'épaule, de tenir, de pousser,
de faire tomber ou de frapper un adversaire. La première violation de
cette règle entraîne un lancer franc. La seconde exclut le joueur du
terrain jusqu'au prochain panier, voire même pour le reste de la partie
si une blessure a été causée. Aucun remplacement n'est alors admis.
- Frapper la balle du poing constitue une faute, conformément aux
articles 3 et 4, et tel que cela est décrit dans l'article 5.
- Si une équipe commet 3 fautes consécutives (sans que l'autre n'en
commette), un panier sera compté pour les adversaires.
- On appelle panier une balle envoyée dans le panier depuis le sol, à
condition que la balle reste dedans et que les défenseurs ne touchent
pas la balle ni n'empêchent le panier si la balle rebondit. Lorsque la
balle reste en équilibre sur le bord du panier et que les adversaires
bougent le panier, le panier est marqué.
- Lorsque la balle sort des limites, elle devra être remise sur le
terrain et jouée par le premier joueur qui la touche. En cas de litige,
l'arbitre de touche relance la balle dans le terrain. Le joueur chargé
de la remise en jeu dispose de 5 secondes ; s'il dépasse le délai
imparti, la balle change de camp. Si les deux équipes jouent la montre,
l'arbitre de touche signale une faute pour les joueurs coupables.
- L'arbitre de touche jugera les hommes, comptera les fautes et
signalera à l'arbitre les triples fautes consécutives. Il sera habilité
à disqualifier des joueurs selon l'article 5.
- L'arbitre chef sera seul juge de la balle et devra décider si elle
est jouée hors limites, à quelle équipe elle appartient et garder un œil
sur la pendule. c'est lui qui accorde les paniers et qui les compte, il
assume également les autres responsabilités incombant normalement à tout
arbitre.
- La durée d'une partie sera de 2 fois 15 minutes, avec une mi-temps
de 5 minutes.
- L'équipe marquant le plus de paniers sera désignée comme gagnante.
En cas de match nul, il peut y avoir prolongation, sur accord des
capitaines, jusqu'à ce qu'un panier fasse la décision.
Pour l'anecdote, rappelons qu'un jeu assez proche du basket-ball a
existé il y a fort longtemps chez les Mayas d'Amérique Centrale. Jeu qui
était dédié au dieu Quetzal, plus connu dans nos contrées sous le nom de
"serpent à plumes". Il s'agissait, là aussi, de faire passer une balle au
travers d'un but circulaire placé en hauteur.
Différence essentielle par rapport au basket : Le capitaine de l'équipe
perdante était sacrifié au dieu Quetzal. |